La Haute-Corrèze : une destination tourisme

À une heure de Brive et de Clermont-Ferrand, À 3 heures de Lyon, et de Bordeaux, À 4h de Paris, la Haute-Corrèze est au coeur de la France ! Les atouts ne manquent pas : des paysages époustouflants et authentiques ; de nombreux cours d’eau de grande qualité, des plages et des lacs, une ambiance « montagnes » entre forêts et prairies… Nous avons tout, sauf peut-être la mer. Notre nature est riche, belle et authentique. Comment tirer le meilleur parti de ce capital naturel en termes de développement touristique, sans le dénaturer ? C’est la question que nous nous sommes posée. Pour y répondre, nous avons rencontré les trois directrices des Offices de Tourisme : Sylvie Coudert pour le Pays Ventadour-Egletons- Monédières, Nathalie Barbet pour le Pays Vézère-Monédières-Millesources et Frédérique Oudot pour le Nord-Est (Ussel, Meymac, Eygurande, Bort-les-Orgues…). Toutes les trois l’affirment : le potentiel est réel mais l’offre doit encore s’étoffer pour mieux répondre aux attentes touristiques. Explications.

Des spécificités très locales

Le tourisme de villégiature en Haute-Corrèze est avant tout familial et estival (entre 87 et 92% des touristes). La saison touristique sur place est donc relativement courte, en juillet-août. Une spécificité que le raccourcissement des vacances d’été ne va pas vraiment arranger… « Nous avons également des touristes de passage, qui ne vont dormir qu’une nuit sur le territoire en guise d’escale vers le sud-est ou le sudouest» mais aussi située en « coeur de France », lieu de retrouvailles et de fêtes familiales. Comment donc optimiser au mieux cette courte saison ?

Penser « services »

Par rapport à l‘offre existante, il faut s’adapter à la demande et étoffer l’offre en proposant des services innovants. « Il faut penser à des formules ou des modes d’organisation permettant aux touristes de trouver l’ensemble des services nécessaires sur place ou à proximité de leurs hébergements. Globalement, nous proposons beaucoup de choses, mais de manière trop éclatée sur le territoire et pas assez rapidement « identifiable » par les vacanciers ». En effet, il ne faut pas perdre de vue que, pendant les vacances, une journée bien remplie est une bonne journée.

Également, il convient de noter que le tourisme en Haute-Corrèze est un « tourisme de propriétaires » : nombreux sont les vacanciers qui possèdent une résidence secondaire, qu’ils l’aient achetée ou qu’ils en aient hérité. Une spécificité qui pourrait offrir, une piste de services intéressante : « L’idée, explique-t-elle, serait de proposer un service de conciergerie pour les résidences secondaires afin qu’elles soient prêtes à l’usage : ménage, tonte de pelouse, petit entretien, hivernage, livraison de courses, etc. »

Parmi les besoins identifiés, les services aux touristes et les commerces de proximité figurent en bonne place, notamment à destination d’une activité en plein essor sur le territoire : la grande randonnée (randonnée en itinérance). On pense ici aux prestations de portage, de rapatriement, aux épiceries…

« Il existe évidemment des logements de grande capacité, comme les VVF qui ne sont pas forcément adaptés à la demande des randonneurs, qu’ils soient à pied ou en vélo. Pour ces touristes, nous devons penser de nouveaux services, comme le portage avec option rapatriement assurance incluse ». Des services qui existent depuis longtemps dans certaines régions très fréquentées par les randonneurs, comme les Vosges.

Le PNR : un véritable atout local

Le Parc présente de nombreux attraits, avec notamment une offre conséquente en termes d’activit.s de plein air et culturelles, ainsi qu’un important patrimoine historique et naturel. Mais la saison touristique est très courte. Des services touristiques qu’il faudrait développer, comme la location de v.lo et de v.lo . assistance .lectrique, comme cela est fait à la Maison du Parc et à l’arboretum de Chamberet. Le principe fonctionne très bien et se développe aussi Ussel.

Penser et contextualiser les projets en amont

Les porteurs de projets touristiques doivent absolument adapter leurs projets à la demande des client.les cibles en fonction de l’offre existante. Il faut une étude sérieuse et complète au niveau du champs concurrentiel de l’offre existante. Le service envisagé doit correspondre aux besoins et attentes des touristes : il faut raisonner client et aussi se faire plaisir. L’autre impératif, directement lié à la brièveté de la saison touristique, c’est de  penser à l’après-saison. Il est indispensable, dans le calcul de rentabilité d’un projet touristique, de bien intégrer le fait qu’il ne peut s’agir le plus souvent que d’une activité annexe : une chambre d’hôte ou un gîte ne peuvent pas assurer un revenu complet à eux seuls.

Le tourisme d’affaires peut, sur ce point, constituer une bonne manière de faire le raccord :  Nous avons des hébergements de grande capacité pouvant accueillir ce public. Reste à repérer et adapter les services demandés par cette clientèle. Par exemple les Stations Sports Nature développent actuellement des activités adaptées à l’accueil de séminaires d’intégration.

Nous avons déjà des demandes de la part d’entreprises, mais nous manquons de certaines commodités, comme des piano-bars ou des bars lounge. Egalement les services traiteurs et mobiles à l’image des foodtrucks remportent déjà un vif succès sur le territoire et pourraient encore être développés. Les développements insolites ont le vent en poupe (hébergements flottants, lodges, Pod, bulles, Chalets bois, etc.), c’est une piste qui fonctionne et plaît beaucoup ! Et ce ne sont que des idées. Les initiatives attendues sont très nombreuses !

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